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27 sept. 2018

Caravane, un projet innovant pour l'emploi au sein d'une ZRR ?

Les zones de revitalisation rurale qu’est-ce que c’est ?

Créées par la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire du 4 février 1995, les zones de revitalisation rurale (ZRR) regroupent à l'échelle nationale un ensemble de communes reconnues comme fragiles sur le plan socio-économique
Le portail du Ministère de l'Economie et des finances nous apporte d'ailleurs un éclairage sur ce sujet :  ICI
Rappelons que le territoire sur lequel a été bâti notre diagnostic "insertion & mobilité" est toujours considéré comme ZONE DE REVITALISATION RURALE, c'est à dire composée de communes fragilisées sur le plan économique. 

L’Observatoire des territoires du CGET met à disposition le classement des communes ZRR sur son site Interne, ainsi que son application de cartographie interactive : LA
Cet outil et la carte ci-dessus mettent en évidence la situation de notre secteur géographique et la pertinence de notre démarche en faveur de l'émergence d'une auto-école sociale itinérante sur ce secteur fragilisé. 

6 févr. 2018

La 3è phase : définition des bases et du modèle économique

« La population concernée »

Ce projet porte sur des fondamentaux défendus par le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE) et sur des objectifs en faveur de la mobilité et de l’employabilité des demandeurs d’emploi qui travaillent dans le cadre de l’IAE.  L’IAE est reconnue par l'article L5132-1 du code du travail et permet aux personnes les plus éloignées de l’emploi, en raison de difficultés sociales et professionnelles, de bénéficier d’un accompagnement renforcé qui doit faciliter leur insertion. L’étude des données statistiques locales, relève que près de 25% des personnes inscrites ne possèdent ni permis, ni véhicule (dont 1/3 BRSA). Sur l’Hesdinois, 600 demandeurs d’emploi inscrits vivent une situation de non-mobilité (source Pôle Emploi). 

« Les fondamentaux du projet »
La démarche d’admission à la structure sera validée selon des critères concertés avec nos partenaires. Cependant, des bases fondamentales se sont dégagées du diagnostic :
-          Le candidat est inscrit auprès d’une SIAE pour garantir le suivi socioprofessionnel. Son référent aura ainsi les éléments pour présenter une demande d’admission mettant en évidence :  la cohérence du projet, la nécessité d’obtenir une solution de mobilité, la motivation du candidat, la perspective d’un emploi…
Les structures existantes doivent amener ce public non-mobile et souvent affaibli par les échecs successifs à réussir son parcours d’insertion : trouver des réponses aux contraintes de déplacement, d’apprentissage, de valorisation des aptitudes. Le projet apporte des réponses en accordant davantage de temps et en aménageant les supports pédagogiques. 
Pour aller plus loin, ce projet innove en se plaçant au carrefour des publics non-mobiles, en considérant qu’en milieu rural, un candidat « piéton » ne peut se rendre à l’auto-école régulièrement, il s’agit donc de garantir son implication en mettant le service à sa proximité : 
« Moins de distance = PLUS de présence
= davantage d’apprentissages
= amélioration des chances »
La version itinérante prend alors tout son sens et révèle toute son utilité en réduisant la distance entre l’usager et la structure : c’est la solution qui va à la rencontre du bénéficiaire.


29 janv. 2018

Deuxième phase, la consultation des acteurs...


En réponse au diagnostic, la deuxième phase portait sur la consultation des partenaires territoriaux, lesquels ont approuvé l’utilité sociale de cette structure itinérante innovante :

-          M. le Sous-Préfet de Montreuil-sur-Mer et les membres du Service Public pour l’Emploi Local,

-          Mme La Vice-Présidente du Conseil Régional des Hauts de France, en charge de la formation et des relations avec les entreprises,

-          Mme la Vice-Présidente du Département du Pas-de-Calais, les représentants des MDS du Montreuillois et du Boulonnais,

-          Les représentants de Pôle Emploi de Berck et Hesdin-Marconnelle, les représentants de la Direccte, les responsables des SIAE locales, les membres du CTA.

-          Les Vice-Président et Vice-Présidente des Communautés de Communes de Desvres-Samer, de Fruges-Hucqueliers, de 7 Vallées Comm, de la Communauté d’Agglomération des Deux-Baies du Montreuillois,

Ces échanges ont permis de faire évoluer les réflexions et les aménagements du projet, notamment sur la forme de l’itinérance et le contenu pédagogique.

« L’évidence de l’itinérance »

Une alternative à l’idée du mini-van a été proposée pour occuper les locaux communaux disponibles sur les territoires concernés. Cette formule a été présentée à l’ensemble des élus locaux rencontrés et n’a pas rencontré un accueil favorable.  
En effet, l’objectif de réactivité poursuivi par le projet serait contraint à davantage d’organisation logistique au détriment de l’accompagnement des publics et sans pour autant répondre à l’objectif principal de réduction des distances entre la structure et le public. La problématique de mobilité reste la priorité à prendre en compte et, en cela, l’aspect itinérant d’un camping-car aménagé en école de conduite est la forme privilégiée par les acteurs du territoire. 

« Une volonté commune »

De plus, l’acquisition des savoirs de base est amenée à être valorisée davantage dans le cadre du projet, car la formation professionnelle, le développement des compétences-clé liées à l’expression, la communication et le travail en équipe sont des domaines abordés dans le cadre des apprentissages, au même titre que les connaissances liées à l’éducation routière.

En ce sens, les contenus pédagogiques de notre programme d’apprentissage intègre et présente des modules tels que la lutte contre l’illettrisme et l’aptitude à travailler en autonomie.

14 déc. 2017

Au début, un diagnostic partagé.


« Des freins à la mobilité »

Dans le cadre de son action, l’équipe de l'association Espoir a constaté une problématique au sujet de la mobilité des demandeurs d’emploi : les freins à la mobilité des bénéficiaires (sans permis, sans véhicule) ne permettent pas un accès à l’emploi durable, malgré l’intérêt des profils professionnels.

En pratique, les actions quotidiennes (covoiturage, location de deux-roues…) mises en œuvre par l’équipe pour proposer des missions à ces publics non-mobiles n’amènent pas de solutions satisfaisantes en faveur de l’autonomie des personnes.

Enfin, les publics présentent principalement des difficultés de différents ordres :

-          FINANCIER - accès aux outils de déplacement (achat ou location de voiture),

-          APPRENTISSAGE - réussite aux examens du code de la route (compréhension…),

-          CONFIANCE EN SOI - maitrise des modes de déplacement autonomes (conduite).

Pour pallier à ces difficultés et envisager la mise en œuvre d’un ensemble de solutions, Espoir a souhaité mené cette étude de territoire pour valider la pertinence d’un outil complémentaire aux actions existantes sur le territoire. 
Cette étude a été définie en deux phases :

-          1er trimestre 2017 : diagnostic & contexte actuel : rencontres des différents acteurs du territoire (professionnels et institutionnels) agissant pour l’emploi et la mobilité ; recueil de données et analyse de la situation existante.

-          2è trimestre 2017 : faisabilité du projet : mise en œuvre des demandes de partenariats financiers publics et privés ; élaboration du fonctionnement de l’outil d’aide à la mobilité solidaire. 

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